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Test Xbox 360 : Bioshock 2
by Kaelis on mar.26, 2010, under Jeu video
Bioshock premier du nom nous avait offert une expérience exquise ; la descente dans une cité déchue, au beau milieu de l’océan. Introduisant un univers totalement nouveau, le jeu avait su charmer les joueurs de par son ambiance très travaillée ; jeu de couleurs, d’éclairages, bande-son ; tout dans Bioshock participait à l’instauration d’une véritable mythologie en réalisant le tour de force de l’imposer en un jeu durant à peine dix heures. Pas de multijoueur, pas de scènes d’assaut hollywoodiennes ni de bimbo pixellisée, Bioshock a su s’imposer par des qualités que l’on ne retrouve dans presque aucune productions actuelles : Un scénario captivant, une ambiance envoûtante, une cité dérangeante ; autant d’éléments qui ont placé Bioshock dans le cœur des joueurs. Nous voilà maintenant avec Bioshock 2 ; l’annonce de cette suite à un temps semblé peu justifiée, au vu des différentes fins du premier épisode. L’univers Bioshock se voit-il plombé ou sublimé par ce deuxième volet ? Nous tenterons d’y répondre dans ce test.

Le type sur la jaquette, c'est vous !
Nous voilà de retour à Rapture, la désormais célèbre cité perdue sous les froides eaux de l’océan. Rapture, fruit de l’utopie d’un homme riche : Andrew Ryan. Au beau milieu du 20ème siècle, celui-ci fonde la cité immergée, sorte de paradis subaquatique, l’Eden retrouvé. Un lieu sans dieux ni gouvernements persécuteurs. Un libéralisme à outrance ; une sorte de ville existentialiste ; l’homme se faisant à la force de ses actions et de ses choix. Une visée philosophique qui est distillée dans les deux épisodes de la série Bioshock, indissociables. Ils se complètent mais s’éloignent de par leurs différences ; ce qui est finalement un avantage car chaque jeu semble instaurer une vision un peu différente de celle que propose l’autre ; et l’ensemble forme néanmoins un tout cohérent. La ville devient une véritable aubaine pour les scientifiques ; ici le gouvernement ne vient pas entraver leurs projets. Nul censure, nul collectivisme, nul entrave à l’initiative individuelle ; dans un premier temps.
Car comme on le voit dès le premier épisode, Rapture s’avère finalement être une incarnation aqueuse de l’Enfer plutôt qu’un paradis. Les recherches scientifiques sans précédent et les inventions en tout genre proliférèrent rapidement à Rapture. Puis l’on découvrit une certaine limace de mer, capable de régénérer les tissus morts et de soigner les blessures en quelques secondes. On s’aperçut finalement qu’avec ces limaces on avait le pouvoir de modifier intégralement la structure génétique d’un être. C’est là que les choses se mirent à mal tourner. Le commerce génétique devint le nouvel Eldorado à Rapture, l’Adam, la substance extraite des limaces, fut le pétrole de la cité. Les habitants se mirent à s’injecter des plasmides en tout genre, leur permettant de faire jaillir du feu de leurs doigts, de geler les objets, d’envoyer des gerbes d’éclair, de se téléporter ; bref, on avait fait de l’homme un Dieu. Cette portée prométhéenne est inscrite dans toute la saga ; Rapture se révèle être le lieu de tous les possibles. Artistes, scientifiques ; mais aussi escrocs et hommes avides de pouvoir pouvaient tous y exercer leurs envies, leurs rêves pour ainsi dire. Un lieu qui sert aussi de miroir à notre société, même si Bioshock 2 déroule cinquante ans, environ, avant notre période.
La cité sombra donc dans la quête aux plasmides et à l’Adam, véritable drogue. La cité se gangréna de guerres civiles, de meurtres, d’exécutions hâtives de la part d’Andrew Ryan afin de tenter de rétablir l’ordre. Finalement elle devint une ruine à l’agonie, les rues de Rapture sont pleines de cadavres, de débris de tout genre. Bref, tout n’est que déchéance, la sublime chute d’une cité utopique. Comme toute drogue, l’Adam a ses drogués. Ainsi vos principales adversaires dans Bioshock 1 et 2 sont les Chrosômes, des êtres humains qui n’ont plus que d’humain l’apparence. Ils sont totalement aliénés par leur dépendance à l’Adam, furetant dans les couloirs décrépis de Rapture à la recherche de la moindre seringue…ou d’une petite fille. Enfin pas vraiment des fillettes normales. Conscients de l’importance de l’Adam, les têtes pensantes de Rapture ont initié un programme permettant de placer une limace de mer dans le corps d’une petite fille, ce qui la rend pratiquement invincible. Ces petites Sœurs sont ensuite conditionnées mentalement afin de récolter de l’Adam dans les cadavres de Chrosômes. Mais il leur fallait une protection durant leurs errances dans les rues pas si vides que ça de Rapture. C’est ainsi que l’on créa les Protecteurs, des hommes asservis psychiquement à qui l’on greffe une armure de plongeur marin blindée. Ces scaphandres impersonnels mais pourtant si expressifs sont le véritable symbole de Bioshock. On les croisait avec appréhension dans Bioshock 1, leurs pas pesants martelant le sol d’un rythme lourd. Chaque confrontation avec un de ces colosses était un vrai défi (du moins dans le mode de difficulté maximale), et l’on se sentait réellement fier d’avoir su défaire un de ces géants d’acier.

Admirez le travail sur les éclairages.
Et la bonne surprise, c’est que dans ce deuxième volet Bioshock, on incarne un de ces fameux Protecteurs ! Et pas un des moindres, vous êtes le tout premier à qui l’on a réussi à lier une Petite Sœur : Eleanor. Le jeu prend place plusieurs années après les évènements de Bioshock premier du nom. La guerre entre Ryan et Fontaine a pris fin, mais Rapture a continué à pourrir sur place. C’est une cité encore plus déchue que l’on arpente dans ce second épisode ; l’Océan a repris ses droits dans certaines parties de la ville. Ainsi l’on contemple ces étranges plantes rosées ou encore ces sortes de bubons aquatiques qui parsèment les murs. C’est le premier point positif, les artistes de 2K ont su donner une identité propre à Bioshock 2, une tâche difficile quand on a connu l’énorme charisme que dégage le premier jeu. Les graphismes sont légèrement plus fins, et ce qui frappe encore plus c’est le travail visuel. Les jeux de couleurs sont plus subtils, les éclairages de même. On retrouve bien Rapture telle qu’on la connaissait, mais elle est ici parée de nouveaux attraits, non pas meilleurs ou moins appréciables que ceux de Bioshock 1, mais tout simplement différents. C’est la très bonne impression qu’on a en jouant d’affilée aux deux jeux. Ils se répondent sans jamais empiéter sur leurs domaines respectifs, formant un univers d’une cohérence rare, surtout lorsqu’on sait les ratés que sont souvent les suites, tant en cinéma qu’en littérature et dans notre petit monde des jeux vidéo. Nous verrons tout au long de ce test que cet aspect de différence/cohérence se retrouve dans quelques autres points de Bioshock 2.

Une nouveauté renforçant l'immersion (sans mauvais jeu de mots), les passages d'exploration marine, d'une beauté crépusculaire.
L’on commence le jeu en se réveillant d’un coma long de dix ans. Voilà dix années qu’Eleanor vous a été enlevé. Le jeu entier s’articule autour de la recherche de votre petite Sœur/fille. Celle-ci vous guide tout du long, en vous envoyant des messages télépathiques. Votre grand adversaire est sa mère, Sofia Lamb, qui vous l’a enlevé. Eleanor devait servir de sujet pour le grand projet de sa mère : celle-ci veut créer « l’Utopien » parfait, un être complètement altruiste. Mais elle n’avait pas prévu votre réveil, et vous êtes bien déterminé à récupérer votre fille. Cette quête amène le jouer à parcourir Rapture, dans des environnements tous différents du premier Bioshock, un effort appréciable et qui se comprend bien par la volonté de démarquer quelque peu ce volet de son grand frère. Parc d’attractions, pénitencier, quartier populaire ou encore bureaux d’affaires, Bioshock 2 sait proposer des niveaux aussi variés que ceux de son modèle, et la traversée vaut la peine rien que pour la diversité des ambiances. L’eau coule à flots dans chaque couloir, les installations rouillent de partout, les escaliers sont en lambeaux, les chambres en désordre. Tout participe à cette sensation de chute, bien qu’on n’ait pas l’ai vécue, tant dans Bioshock 1 que dans celui-ci. Une déchéance que nous qualifierons de sublime, tant il y a d’ordre artistique derrière toute cette décrépitude. Rapture a une poésie bien à elle, c’est une fugue symphonique, un tableau tout en clair/obscur. L’on découvre un horizon océanique à travers une immense baie vitrée, au détour d’un couloir. Les éclairages endommagés illuminent sporadiquement des flaques d’eau. Toute en reflets, liquide comme un songe, Rapture immerge totalement le joueur dans son ambiance particulière, mélange d’art déco et de musique après-guerre. Une œuvre au véritable sens du terme, qu’on prend plaisir à dévorer des yeux au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure. Il n’est pas rare de s’arrêter quelques instants histoire d’essayer de discerner les buildings se dressant au loin, à travers une fenêtre ternie ; ou de contempler le ballet hypnotique d’une chute d’eau illuminée d’une lumière écarlate (telle cette splendide scène dans Bioshock premier du nom). En plus de combler les yeux, Bioshock 2 ravit nos oreilles grâce à une bande-son d’exception. C’est l’un des points sur lequel le jeu vole la palme à son aîné, le travail sonore est clairement un cran au-dessus dans cette suite. Les musiques sont plus approfondies, les thèmes se découvrent au fil de l’avancée, symphoniques et angoissants, des violons fébriles, un splendide passage de piano vers la fin du jeu et même le retour du chef d’œuvre de Sander Cohen pour les connaisseurs, la piste baroque du premier Bioshock. Enfin, en plus de nous représenter la chute de Rapture visuellement, la bande sonore vient appuyer et même transcender cette vision de par des thèmes évocateurs, certes assez récurrent ; mais va-t-on se plaindre de nous voir resservis des morceaux de goût ? La déchéance prend forme dans ces thèmes, l’angoisse des habitants, la tristesse des parents, toute l’émotion du lien Protecteur/Petite Sœur. Bioshock 2 est un véritable bijou, un chef d’œuvre d’orfèvrerie vidéoludique, un jeu qui se vit comme une expérience, on se plaît à traîner dans cet univers si envoûtant et sombre à la fois. C’est la marque des grands jeux, que de savoir nous captiver malgré l’apparente horreur qui en émane, tels les Silent Hill.
Face à Sofia Lamb, d’autres protagonistes viennent se greffer à l’intrigue. Ainsi l’on retrouve le docteur Tenenbaum, l’allemande du premier Bioshock. Continuant à vouloir laver ses « pêchés », elle fera tout pour vous aider à libérer les petites Sœurs de l’emprise de Lamb. On rencontre également Sinclair, un homme d’affaires sans vergogne, qui néanmoins cherche à vous aider car Lamb l’empêche d’être tranquille. D’autres personnages sont eux affiliés à Sofia Lamb, la servant pour vous arrêter. Comme la femme que l’on rencontre, Grace, une chanteuse de Jazz. Toujours des humains brisés d’un certain côté ; Sinclair a peur de ne pas pouvoir quitter Rapture, Tenenbaum est obsédée par l’effacement de ses erreurs passées ; Grace nous apparaîtra comme une âme esseulée qui ne demandait qu’à avoir un enfant, un souhait que Sofia lui permet d’assouvir en lui confiant Eleanor de temps à autre. D’autres personnages encore parsèment notre chemin, autant de personnages sans réponses à leurs questions ; ou encore pleins de réponses faussées, comme ce fanatique de Wales que l’on combat vers la moitié du jeu. Ces humains qui ne sont guère plus que les ombres d’eux-mêmes peuplent bien misérablement Rapture. De ce fait, on s’y sent souvent seul ; mais tout de même moins que dans Bioshock 1. D’ailleurs la façon dont on communique avec ces personnages est évocatrice, toujours par radio ou avec une vitre entre eux et nous. Ils ne sont presque que des fantômes physiquement parlant. Ce qui rapproche Bioshock de Dead Space sur ce point, avec des personnages comme toujours fuyants, fuyant leurs regrets, leurs remords, bloqués entre un passé qu’ils n’assument pas et un avenir qui ne peut naître tant qu’ils restent enfermés dans leur mélancolie. Cependant ils restent très présents par un média : la voix. Les personnages de Bioshock 2 parlent. Et ils parlent beaucoup. Voire trop. On a souvent envie de leur clouer le bec tant ils blablatent alors qu’on voudrait un peu de silence pour admirer Rapture dans toute sa déchéance sublime. C’est bien un des reproches que l’on peut faire au jeu. On est seul certes, mais envahi de voix ! Et quand ce ne sont pas les personnages qui nous harcèlent, ce sont les journaux audio que l’on trouve qui viennent nous vriller les tympans. Sans rejeter en bloc l’utilité des informations que l’on recueille ainsi, il faut tout de même avouer que le jeu s’avère bien bavard pour un univers aussi décrépi. En ce sens il faut le comparer au silence de Fallout 3, l’univers post-apocalyptique prend ici toute son ampleur lorsqu’on traverse de nuit les terres désolées de Washington, avec pour seul compagnon le souffle furtif d’un vent nocturne. Parlons maintenant de l’autre compagnie qui nous attend à Rapture : celle des Chrosômes et autres Protecteurs.
Une autre amélioration que l’on note par rapport au premier opus concerne les adversaires qui peuplent les rues de Rapture. Enfin ne les considérons pas comme des « ennemis », dans l’absolu ce sont de pauvres hères en manque de leur Adam, nullement des assassins sanguinaires. C’est ce qui fait en partie le charme dérangeant de Bioshock. Les êtres que l’on tue étaient auparavant tout ce qu’il y a de plus normal. Alors certes ils sont monstrueux, encore plus dans Bioshock 2 ; mais finalement on tire sur des êtres humains. Un aspect qu’explore davantage cet épisode, l’on voit les chrosômes se parler entre eux, ou encore danser au rythme de jazz d’après-guerre, ce qui leur donne une dimension beaucoup moins monstrueuse, pour un peu on pourrait croire que c’est nous-mêmes le monstre ! Enfin, quoiqu’il en soit, le character design de cette nouvelle pierre à l’édifice Bioshock est davantage inspiré que lors du premier épisode. 10 ans se sont écoulés entre les époques respectives que couvrent chacun des Bioshock il faut dire, les chrosômes du second sont donc encore bien plus atteints. Mutations, excroissances de chairs, bubons organiques ; rien n’est épargné pour donner un aspect vraiment déformé aux humains. Malgré tout on sent justement encore toute l’humanité qui les habitait. Leurs membres sont déformés, mais ils ont toujours des visages d’hommes. On note également l’arrivée de quelques nouveaux ennemis. Le chrosôme enragé ressemble furieusement au Tank de Left 4 Dead, un gros balourd qui vous balance des pierres (tiens comme dans le jeu précité) à la figure et vous charge comme un rugbyman, tout en étant doté d’un sacré tas de points de vie. Les chrosômes plafonniers, présents dans le premier Bioshock, sont ici bien plus effrayants. Leurs membres sont plus grands et ces ennemis ressemblent à des reptiles visqueux, l’évolution du design est vraiment appréciable. On aura également affaire à des Protecteurs, mais des modèles différents de ceux que l’on rencontre dans le premier volet (enfin en partie, il y a toujours quelques « Videurs »). Des Protecteurs plus modernes, avec lance-grenades et tourelles automatiques. Et plus tard dans le jeu on affronte des Protecteurs d’une série plus ancienne, moins blindés mais armés plus versatilement. Et enfin, le meilleur pour la fin, j’ai nommé la fameuse Grande Sœur ! Celle qui a soutenu toute la campagne promo du jeu et que l’on voyait se déplacer à la vitesse de l’éclair tout en assaillant le joueur de boules de feu et d’objets projetés par télékinésie. Ces adversaires apparaissent une fois que vous avez recueillies toutes les Petites Sœurs d’un niveau, elles sont le dernier recours pour les protéger. Un cri annonce leur arrivée, ce qui met bien dans l’angoisse car l’on ne sait absolument pas où elle arrivera, tout juste a-t-on le temps de se déplacer dans une zone un peu plus apte à nous couvrir. Néanmoins, ces Grandes Sœurs s’avèrent rapidement trop faibles, car le joueur évolue incessamment en termes de puissance, son arsenal évolue rapidement de même que ses plasmides.

La fameuse Grande Soeur, préparez-vous à craindre le cri et la musique angoissante qui l'annoncent.
Car s’il y a bien un point où les progrès sont les plus marquants, c’est en termes de gameplay qu’il faut le chercher. Et cela passe principalement par les armes et les plasmides disponibles. De plus, ce nouveau Bioshock introduit les coups de crosse, pratiques en cas de surmenage mais infligeant peu de dégâts. Pour le reste, on trouve avec plaisir la foreuse, la même qui nous effrayait tant dans Bioshock 1, entre les mains des Protecteurs. Là, c’est le joueur qui pourra se déchaîner sur les chrosômes en les trépanant des gigantesques vrilles de son arme de mêlée. Une arme jouissive, presque bestiale, qui fera souvent sortir le joueur vainqueur des combats de mêlée. A cette arme de base viendront s’adjoindre progressivement des armes à distance : pistolets à rivets, terriblement efficace, fusil à pompe, mitrailleuse à haut débit de balles, lance-grenades identique à celui du premier volet, harpon permettant de clouer au mur les chrosômes. Le joueur est ainsi gâté de nombreuses joyeusetés mortelles, surtout que chaque arme est utilisable avec trois types de munitions différents. Ainsi votre harpon pourra tirer des munitions déroulant des fils électriques mortels à chaque tir, permettant de piéger des couloirs ; le lance-grenades dispose de munitions à tête chercheuse ; le pistolet à rivets est capable d’envoyer des balles à haut pouvoir perforant. Enfin, on jongle souvent entre les différentes munitions histoire de varier les plaisirs et d’envoyer ad patres les adversaires avec un maximum d’efficacité ; car les munitions anti-personnelles sont terribles contre les chrosômes mais inutiles contre les cibles blindées comme les Protecteurs, contre qui il faudra user de munitions perforantes. D’autant plus que le délai de changement de munitions a été sensiblement réduit par rapport à Bioshock, ou changer de munitions vous faisait souvent perdre de précieuses secondes, si bien qu’il arrivait au joueur de continuer à tirer des munitions peu efficaces sur un ennemi au lieu de risquer la mort en chargeant les balles adaptées. On note également les changements en ce qui concerne le piratage. Du mini-jeu marrant deux parties et méga-plombant dès le deuxième niveau de Bioshock 1, on passe à un mini-jeu en temps réel (il faudra donc veiller aux alentours pendant le piratage, ce qui rajoute une bonne dose de stress) bien plus digérable. Qui plus est divers bonus sont ostensibles en arrêtant l’aiguille dans les sections bonus, ce qui permet par exemple d’obtenir un article gratuit à la fin du piratage d’un distributeur, ou encore de débloquer un bonus de dégâts pour les tourelles. De même, une autre amélioration appréciable consiste au remplacement de l’appareil photo de Bioshock 1 à la caméra dans le second. L’appareil photo était réellement contraignant, obligeant le joueur à shooter frénétiquement tout en reculant avant de commencer réellement le combat ; sous peine de se retrouver face à des adversaires intuables sans les bonus obtenus par la recherche. Dans ce nouveau Bioshock, le système est plus souple et de surcroît plus logique. On n’a seulement à enclencher la caméra avant de démarrer le combat, et celle-ci filme toute note performance sans qu’on en ait à s’en occuper. Une fois l’ennemi occis, une note nous est attribuée et la barre de recherche augmente proportionnellement, permettant de débloquer bonus de dégâts contre l’ennemi, augmentation des barres de pouvoir ou encore gain de plasmides très appréciable. Le système de la caméra pousse à tester tout ce qui est en notre possession car la notation récompense les enchaînements d’armes et de plasmides. Ainsi il vaudra mieux enflammer un ennemi, le truffer de plombs à bout portant et l’électrocuter avant de l’achever d’un coup de crosse plutôt que de vider bêtement son chargeur de mitrailleuse dessus. Une idée très bonne qui pousse le joueur à exploiter le jeu au maximum.

Fusil à pompe dans la main droite, plasmide d'éclairs dans la main gauche ; cela suffira-t-il à terrasser ce mastodonte ?
Dans la structure même de ce Bioshock 2 on trouve un changement de gameplay de taille, les phases de récolte d’Adam. En tant que Protecteur (Mr.P Pour les intimes, ou encore « Big Daddy » en VO) vous serez amené à escorter des petites filles. Celle-ci pourront vous guider jusqu’aux cadavres gorgés de précieux Adam afin de le collecter grâce à leurs seringues spéciales. Mais la récolte attire immanquablement l’attention des chrosômes, qui se jetteront sur votre position afin de s’emparer du précieux fluide. Il faudra donc se préparer de nombreuses fois à des assauts massifs, des points d’orgue qui ponctuent le jeu de phases dynamiques et angoissantes, aux musiques souvent très entraînantes. Ainsi avant d’envoyer votre Petite Sœur sur le cadavre, il vous faudra bien étudier le terrain et le défendre en conséquence. Mines de proximités, tourelles automatiques, caméras de sécurité piratées, fils électriques, rivets piégés, plasmides de pièges à vortex, tous les moyens sont bons pour empêcher les chrosômes de mettre la main sur la petite fille. Et ces récoltes sont autant d’occasion d’employer tout ce que le jeu vous propose. Ces phases sont assez nombreuses, plus d’une bonne quinzaine, et l’emplacement toujours différent des cadavres permet de proposer des challenges aussi corsés que variés. Un plus indéniable de ce Bioshock 2, qui, tout comme le fait d’incarner un Protecteur, a été introduit par la fameuse dernière partie de Bioshock 1.
Enfin, en plus des nombreuses armes, le joueur devra surtout compter sur les plasmides, ces améliorations génétiques hors du commun. Incinération, électrocution, appel de robots de sécurités d’élite, invocation d’insectes sanguinaires, télékinésie, voilà quelques uns des nombreux pouvoirs que vous confèreront ces plasmides. Et l’on note deux améliorations de poids par rapport à cet élément tel qu’il était dans Bioshock 1. Premièrement, le joueur peut employer simultanément son arme, dans la main droite, et un plasmide, dans la main gauche. Là où il fallait auparavant jongler entre les deux. Cette simultanéité donne un véritable coup de fouet aux combats. Et second point, les plasmides sont dorénavant dotés de trois niveaux de pouvoirs, et c’est là un point véritablement jouissif. Ainsi le plasmide Électrocution vous permet d’abord de lancer un simple éclair sur l’ennemi, puis dans sa version évoluée il lance une chaîne d’éclairs touchant tout un groupe d’ennemis, et enfin dans sa version « über » c’est une véritable tempête de foudre continue qui jaillit de votre paume. Vers la fin du jeu, le joueur est littéralement tout puissant, éruption incendiaire, tempête de glace, leurres, foreuse vampirique, possibilité d’envoyer un éclaireur spirituel pour vérifier la voie ; l’on croule littéralement sous le nombre et la puissance des plasmides. Et le meilleur là dedans, c’est que le jeu reste équilibré, car les chrosômes augmentent toujours en points de vie au fil du jeu tandis que les ennemis spéciaux se font de plus en plus nombreux. Néanmoins, la difficulté reste toujours assez basse, comme dans le premier Bioshock ou finir le boss de fin en Difficile sans mourir n’avait rien de compliqué. Cependant, le nombre de trousses de soins ainsi que de seringues d’Eve (permettant de recharger l’énergie servant à utiliser les plasmides) que le joueur peut transporter est passé de 9 à 5, et il est vrai que les combats sont alors bien plus tendus. Surtout que les ennemis visent bien mieux qu’avant et qu’ils sont proportionnellement plus équipés d’armes à feu. Le challenge est donc légèrement rehaussé certes, mais finir le jeu en Normal ne présente pas de difficultés majeures, voire aucune difficulté tout court. Les joueurs chevronnés veilleront donc à jouer en Difficile et surtout à désactiver les Vita-chambres, ces cabines vous réanimant instantanément, prêt à repartir au front, s’ils veulent avoir un vrai défi à relever.

Une Petite Soeur, avec une seringue aussi grande qu'elle.
Enfin que dire de l’évolution du scénario, de la trame de ce Bioshock 2 ? Tout d’abord, il est vrai que, autant les progrès sur le gameplay sont autant appréciables qu’indéniables, autant ceux concernant la narration sont sujets à plus de réserve. Il était bien dur de proposer une histoire aussi simple et à la fois profonde que celle de la bataille Ryan/Fontaine du premier Bioshock. Véritable tour de force scénaristique, une dramaturgie qui tirait sa force de son resserrement, deux personnages seulement étaient impliqués, mais tout deux avaient de fortes personnalités, et le renversement de scénario vers les trois quarts du jeu était un véritable coup de poing ainsi que de maître. La première impression en ce qui concerne ce Bioshock 2 est qu’il y a bien trop de personnages pour une cité aussi dévastée. Lamb, Sinclair, Tenenbaum, Grace, Eleanor ; les protagonistes sont légion et de ce fait la tension dramatique est moins puissante, diluée qu’elle est entre ces nombreux personnages. Éliminer Sinclair et Tenenbaum n’auraient sûrement pas desservi le jeu. Car le seul couple qui nous intéresse est celui de Lamb/Eleanor, et c’est d’ailleurs les deux seuls personnages que l’on retient vraiment une fois le jeu fini. Une autre constatation que l’on se fait au vue du jeu est que, d’une intrigue dominée par des figures masculines dans le premier Bioshock, l’on est passé à un jeu plutôt féminin dans ce nouveau volet. Rapprochant en cela au film Silent Hill de Christophe Gans. D’ailleurs Lamb est une sorte de Christabella, moins enflammée certes. Ceci nous a amené à considérer la trame de Bioshock 2 d’un autre œil, et le jeu tout entier par extension. Là où Rapture et sa chute étaient véritablement la clé de voûte de Bioshock 1, justifiée par l’affrontement Fontaine/Ryan, Bioshock 2 s’avère plus « maternelle ». Le joueur tisse un véritable lien avec Eleanor. Là où dans le premier épisode on était purement et simplement seul tout du long. Et cette relation avec Eleanor va s’ancrer dans le cadre de Rapture, et non pas l’inverse. Ici la ville dessert ce lien, là où dans le premier volet c’était le conflit qui venait justifier notre découverte de Rapture. Enfin admettons tout de même la différence qui réside entre les deux Bioshock en termes d’ambiance. La découverte de Rapture dans le premier est quasi transcendantale, on la dévore des yeux, ne comprenons pas son charme envoûtant. Un aspect mystique un peu moins puissant dans le deuxième opus, néanmoins une scène est particulièrement à applaudir vers la fin du jeu. Assez brève mais très marquante visuellement, elle donne une visions toute différente de Rapture. Une scène menée d’une main de maître et génialissime à tous points de vue. Elle justifierait presque à elle seule l’achat du jeu, sincèrement.
Pour conclure nous dirons donc que les trames scénaristiques des deux Bioshock sont à l’image des deux jeux, elles ne souffrent pas la comparaison car elles se complètent plus qu’elles ne s’opposent. Bioshock 2 s’avère être un pas de géant en ce qui concerne le gameplay, et un pas de côté en ce qui concerne l’ambiance. Une expérience à tenter, que vous ayez déjà fait le premier ou non. Graphismes, musiques, gameplay, Bioshock 2 assure à tous les niveaux et propose de plus un scénario assez émouvant. L’ajout d’un mode multi-joueurs plutôt bien fichu achève de justifier les cinquante euros (trente en occasion) que vaut ce jeu. Une production qui se démarque avec bonheur de la bonne partie des autres jeux « basiques » comme Call of Duty ou Battlefiel Bad Company. En termes de FPS à forte ambiance, on a rarement fait mieux. Seuls The Darkness, Deus Ex, Half-Life (ou encore S.T.A.L.K.E.R) et bien entendu le premier Bioshock souffrent la comparaison. Bioshock 2 marche sans aucun doute dans la cour des grands. Un jeu accompagné d’un superbe artbook dans la « Rapture Edition », qui montre encore plus, si besoin était, à quel point la direction artistique du jeu est forte, prépondérante pourrait-on même dire.
Unreal Tournament 3 : test jeu video XBOX 360
by admin on mar.19, 2009, under Jeu video
Pour mon second test, je vous présente Unreal Tournament 3 sur Xbox 360, sorti le 4 Juillet 2008. Ce FPS pur jus a été développé par le studio Epic Games, qui avait déjà pondu l’excellent Gears of War sur la même console en 2006, un jeu qui révélait au public la nouvelle mouture du moteur graphique du studio, l’Unreal Engine 3 qui est également utilisé dans ce jeu. Unreal Tournament 3 a t-il su renouveler la série ou se contente t-il d’être une vitrine technologique ? Vous le saurez en lisant ce test.
Design, ambiance univers : Un cadre futuriste pour un gameplay rétro
S’il y a bien une chose qu’on peut reprocher à cet Unreal, c’est bien sa platitude, ne cherchez pas, il n’y a aucun élément de background intéréssant, que ce soit chez les personnages, dans les lieux ou dans le “scénario” du mode campagne.
Le joueur évolue dans un univers futuriste, sûrement car dans le futur, nos successeurs éclairés ont su inventer toute sorte d’engins de mort à même de donner du plaisir à tout vétéran blasé des FPS. Le jeu nous propose même un mode campagne ! Pour vous donner un exemple à titre de comparaison, ce serait un peu comme si on mettait un mode “histoire” dans CS. Donc on se dit “Chouette, ce jeu n’est pas qu’un exutoire virtuel où on tue des gens par lots de 10, ça peut être intéressant…”… Mais en fait, non.
Le mode scénario se résume à une suite de missions, que les développeurs ont eu la bonne idée de faire apparaître sur une map-monde pour illustrer les lieux où se dérouleront vos joyeuses tueries, peut-être pour donner une impression de profondeur ??
Quoi qu’il en soit, le pseudo-scénario du jeu tiendrait sur une antisèche pour examen de français, je vais essayer de vous le résumer : méchants pas beaux veulent tuer gentils parce qu’ils sont méchants, alors les gentils plus forts que les autres gentils vont aller botter les fesses des méchants, en plaçant des vannes bien senties à chaque cinématique. La progression est découpée en 5 actes (c’est fou, on n’a vraiment l’impression d’être dans le mode histoire d’un FPS classique !), mais la seule chose qui change entre chaque acte, c’est le type d’ennemis affrontés. Dans l’univers Unreal, les différentes factions sont : Les Ronin, la faction pour laquelle vous combattrez durant la campagne, l’Iron Guard, les hommes-bêtes des Krall, les grands méchants Necris ainsi que les robots de la Liandri.
Cette variété d’ennemis permet au moins de ne pas s’ennuyer lorsqu’on avance dans la campagne, même si le schéma des matchs reste identique tout au long de l’aventure.
Pour résumer, l’univers d’Unreal Tournament 3 ne s’embarrasse pas de fioritures et se contente du strict minimum, à savoir un background crédible, sans plus. Au moins cet aspect ne vient pas empiéter sur le gameplay.
Originalité, innovation : Un pot-pourri porté à l’excellence.
Bon je me répète, aucune innovation au niveau du scénario minimaliste.
Il faut aller chercher au niveau des armes et des cartes pour trouver du sang neuf !
Dans cet opus on dispose de 11 armes, venues pour la plupart des anciens épisodes, tels le Fusil Shock ou le lance roquettes tri-tubes, ainsi que quelques nouveautés destinées à varier les plaisirs pour des parties…..mortelles !
Non seulement le nombre d’armes est satisfaisant, mais en plus chacune d’entre elles dispose de deux modes de tir, ce qui nous donne de nombreuses possibilités en terme de tuerie, comme les munitions cloutées de la Gatling ou l’obus du canon Flak. Cette versatilité dans l’utilisation des armes permet d’affronter de nombreuses situations avec la même arme, citons le Link Gun qui excelle en terme de polyvalence, capable de tuer un adversaire, et de deux manières différentes s’il vous plaît, de renforcer la puissance de feu de vos alliés en utilisant le tir secondaire sur eux, de consolider les points stratégiques acquis et de réparer les véhicules alliés ! Inutile de vous dire que cette arme se révèle très utile et donc prisée.
La petite pincée d’originalité qu’apporte cet Unreal Tournament, c’est la possibilité d’activer des “mutateurs” pendant une partie, cela prend la forme d’un mutateur permettant d’accélérer le jeu, de le ralentir, d’imposer un handicap au meilleur joueur etc. Ces petites variantes permettent de pimenter les parties lorsqu’on est un peu lassé des parties classiques.
Non content de proposer un arsenal à faire rougir ses concurrents, le bébé d’Epic nous offre également une pléthore de cartes et une débauche de véhicules tous plus meurtriers les uns que les autres, le tout étant soutenu par un panel de modes de jeu convaincant, bien qu’assez convenu.
On se retrouve donc avec plus d’une trentaine de cartes, des lots étant réservés à certains modes de jeu, car certaines parties avec véhicules requièrent de grands espaces, tandis que les parties de Capture The Flag se déroulent sur des cartes spécialement pensées pour ce mode de jeu. De ce fait, on a une ribambelle de maps toutes assez travaillées et plutôt bien équilibrées, ce qui permet d’assurer une bonne durée de vie même pour ceux qui ne disposent pas du Live, ce qui est mon cas.
De plus pendant la Campagne solo, vous ne combattrez jamais deux fois sur la même carte, les développeurs s’étant efforcés de proposer un tour d’horizon complet des maps du jeu. Une intention appréciable, bien qu’elle ne fasse pas de l’aventure solo un chef-d’œuvre !
Les véhicules sont au nombre des 15, 9 côté “Axon” et 6 pour les Necris. On retrouve les traditionnels types de véhicules mis à la sauce Unreal, chars d’assaut, jeep, véhicule de reconnaissance, hélicoptère et artillerie deviennent donc Goliath, Hellbender, Cicada et autres Darkwalker. Les véhicules disposent d’un design réussi et s’intègrent très bien au jeu, de plus ils ne représentent généralement pas des facteurs de déséquilibre au niveau du gameplay, car il est tout à fait possible d’éliminer un véhicule léger en quelques secondes même armé d’un fusil de base, ce qui permet de ne pas se sentir frustré lorsque on se balade à pied au milieu d’un champ de bataille.
Les véhicules, un peu à l’image des armes, disposent d’une versatilité bienvenue, ils sont souvent munis de plusieurs modes de tir et certains disposent d’un plus extrêmement jouissif qui prend la forme d’une lame montée à l’avant du véhicule, permettant au conducteur de jouer les fous du volant tout en fraggant, cela permet de varier les plaisirs et c’est très agréable d’écraser ces pauvres fantassins en déboulant dans leur dos à toute vitesse.
Quant aux modes de jeu, on retrouve le classique Deathmatch, Deathmatch par équipe, Capture de Drapeau, un Capture de Drapeau avec véhicules, un mode anecdotique proposant des combats à un contre un ainsi que le mode Guerre, le plus intéressant stratégiquement, où il faut capturer des points stratégiques, certains offrant des bonus d’armes et des véhicules spéciaux, afin d’accéder au noyau du QG ennemi pour le détruire, ce qui offre la victoire à l’équipe qui réussit à faire tout cela.
La palme du mauvais goût, non justifié qui plus est, revient à l’élimination du mode “Assaut” tant prisé dans Unreal Tournament 2003 sur PC, qui faisait des émules parmi tous les serial fraggeurs de la planète, en proposant des parties à objectifs très rythmées.
Jouabilité : Un gameplay au pouad !
Sur ce point, rien de spécial à dire. La jouabilité à la manette s’avère étonnamment précise et réactive, les touches tombent instinctivement sous les doigts et on enchaîne les kills en quelques minutes.
Les puristes trouveront sans doute que la jouabilité au légendaire duo clavier/souris s’avère optimale, mais si tant est que l’on soit un peu familiarisé avec les manettes de console, la prise en main ne pose pratiquement aucun problème.
Le seul bémol réside dans la lourdeur de l’interface de changement d’arme, qui s’avère beaucoup plus pratique sur PC, car on utilise ici la molette de la souris, très adaptée à cette action
Technique : Unreal Engine…What else ?
Bon, on ne présente plus le célèbre moteur Unreal Engine 3….si ? Ok d’accord.
Alors c’est le moteur graphique maison d’Epic Games, qui en est à sa troisième mouture, soit l’Unreal Engine 3. Utilisé pour la première fois dans Gears of War premier du nom il a donné une sérieuse claque graphique à la concurrence, à tel point que le moteur est utilisé par des studios concurrents qui préfèrent utiliser un produit fiable et efficace plutôt que de prendre le risque de développer leur propre moteur graphique, l’Unreal Engine se retrouve donc derrière des jeux tels que Rainbow Six Vegas 2 et Bioshock.
Capable d’afficher des textures très détaillées et de représenter des nuances d’éclairages subtiles, l’Unreal Engine donne vie à cet Unreal Tournament 3. Et il faut avouer que le résultat est satisfaisant. Unreal Tournament 3 ne jouit pas d’une orientation artistique aussi marquée que dans Gears of War mais propose tout de même un univers visuel assez personnel, avec des couleurs vives et des contrastes d’éclairage pouvant être aussi subtils que violents.
L’animation des personnages est assez banale, pas grand chose à dire là-dessus, que ce soit en bien ou en mal.
Le seul point qui vient noircir le tableau réside dans le ridicule des explosions de véhicule, je ne sais pas si c’est moi mais je les trouve personnellement assez mal réussies.
Quant aux musiques du jeu, elles n’atteignent pas le niveau des pistes épiques d’un Halo ou d’un Gears of War, mais le jeu ne se prête de toute manière pas à cela. On a droit à des thèmes assez électro qui se marient bien avec l’univers futuriste du jeu, mais les musiques ne méritent pas d’être écoutées en dehors du jeu, pour résumer.
Durée de vie, rejouabilité : Chronophage…ou pas.
La campagne solo se boucle en une petite dizaine d’heures, en niveau de difficulté moyen. Après on peut encore prendre son pied en testant tous les modes de jeu et maps en mode Partie Rapide.
En général, on revient assez souvent à ce jeu, car il permet de se faire des parties rapides et musclées pour l’amateur de FPS, parfait pour passer ses nerfs entre deux séances de jeux de rôle par exemple. De plus, vu le prix du jeu (entre 20 et 30 euros sur consoles), le rapport prix/durée de vie s’avère vraiment bon, car la possibilité de faire des parties multijoueurs avec les bots comme adversaires (et qui sont d’ailleurs excellents pour des joueurs non-humains, au même titre que ceux de Gears of War 2) amène le joueur à revenir avec envie sur ce jeu l’instant de quelques parties, une fois le jeu fini.
De plus, on peut faire des parties à deux sur le même écran (tout du moins sur 360, l’option étant inexistante sur la version PS3), ce qui ajoute encore de la “replay-value”, le jeu restant agréable et fluide même lorsqu’on le saigne avec un ami.
Le jeu en ligne s’avère moins attractif que chez les ténors du FPs tels que Call of Duty 4 et 5, Halo 3 ou encore Gears of War 2, ici pas de système d’expérience, pas de grades, pas d’armes ni d’armures à débloquer. Ce qui joue en défaveur du jeu…
| Pour conclure, Unreal Tournament 3 reprend les grandes ficelles des Quake-like, mais les reprend avec brio pour proposer un jeu nerveux et rythmé. Il reprend tous les ingrédient ayant fait le succès de la série (armes, maps simples mais efficaces, rapidité de jeu, véhicules etc.), saupoudre le plat de quelques innovations discrètes et nous présente le tout sous l’emballage attractif de l’Unreal Engine 3. Malheureusement, il peine à séduire les vétérans des FPS de par son manque d’originalité et ne s’attire pas le public actuel à cause de son online peu attractif, là où un certain Call of Duty 4 fait encore fureur avec un système d’expérience diablement bien pensé. |
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