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Critique “Cinéma” : Animé Death Note
by Kaelis on fév.20, 2010, under Cinema
Critique série Death Note

Death Note est une série animée tirée du manga du même nom, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata. Le manga papier a fait un véritable carton à sa sortie, non seulement au Japon mais également dans le reste du monde, en France par exemple. Il a donc eu droit à l’adaptation en animé et même –comble du succès – à pas moins de trois adaptations cinématographiques. Autant dire que ce manga a marqué son époque et vient aisément se hisser au rang (voire au-dessus même ?) de « monstres » tels que Naruto ou Detective Conan.
L’intégrale de la série animée est composé de 37 épisodes – soit tout de même bien moins que les animés de Naruto ou Bleach. Je les ai visionnés en l’espace d’une semaine et je peux donc vous donner mon avis.
Tout d’abord je précise que c’est l’unique animé que j’ai regardé jusqu’au bout, Naruto est interminable et de même pour Bleach. Nous verrons néanmoins que Death Note n’échappe pas non plus à cet écueil sous certains égards.
Death Note se présente de prime abord avec une histoire réellement captivante et originale. Pas question d’un petit garçon de six ans qui serait un véritable monstre de puissance et auquel font face des vétérans formés toute leur vie à cette éventualité tout en poussant des « oh » et des « ah » à chaque fois qu’on ne fait ne serait-ce que mentionner le nom de ce qui vient de se réveiller, et qui à chaque page aligne des « ce n’est pas possible » ou des « vous n’y pensez pas !? » lorsque leur chef décide d’employer une arme über-puissante qui comme par hasard n’avait jamais été mentionnée avant mais qui désormais change complètement les termes de la situation. Je n’estime guère ce genre de mangas de petits garçons, avec des guerriers plus puissants les uns que les autres (tellement que les mots de « puissance » ou de « force » perdent toute signification) et de l’autre côté des minables qui n’en croient pas leurs yeux. C’est tellement caricatural et ça traduit une telle envie de puissance désolidaritatrice que ça m’écœure. Je parle de mangas tels qu’Akira, qui m’insupporte.
Non ce que j’ai donc d’abord grandement apprécié avec Death Note, c’est la subtilité de la situation de base ; dénotant agréablement avec bon nombre d’autres mangas. Un étudiant, Light Yagami, découvre un cahier dans la cour de son lycée. Il semble être littéralement tombé du ciel. En lisant ce qui est inscrit dessus il apprend que « L’humain dont le nom est noté dans ce cahier meurt. » Comme tout à chacun il n’en croit pas un mot, mais, poussé par la curiosité, il finit par le ramener chez lui. Alors il décide de vérifier ou d’infirmer ce qui est écrit dans le cahier et écrit dedans le nom d’un criminel qui est en train de faire une prise d’otages dans une école, l’information était relayée à la télévision. Et alors là, choc ! le criminel meurt.

Light écrivant dans son cahier
Light est donc complètement bouleversé et commence à imaginer toutes les possibilités d’utilisation du cahier. (Bien sûr ce Light est jeune, beau, intelligent, grand, fort et n’a ni les yeux bridés ni les cheveux noirs. Les mangakas trahissent très souvent les mêmes fantasmes dans leurs œuvres, de même avec les femmes blondes, bien entendu très rares au Japon, tandis que dans Death Note Misa est blonde, l’espionne de L l’est, celle du SPK aussi…)
Et c’est là que finalement la lassitude s’annonce (hé oui, déjà), bien qu’on ne la ressente pas tout de suite, mais ce sera finalement le même sentiment qui nous frappera à la fin de la série et l’on se rendra compte qu’il prenait ses fondements dès le début même de celle-ci. Car très vite Light bâtit son ambition qui tiendra la toile de fond de l’animé tout du long. Le jeune garçon veut faire de la Terre un nouveau monde ! Armé de son Death Note, il peut punir les criminels et éliminer le Mal de la surface de la planète. Je vous l’accorde l’intention est louable durant les douze premiers épisodes, mais ce plan finit réellement par écorcher les oreilles à la fin. D’autant plus que Light souhaite, ce faisant, devenir le « dieu » de ce nouveau monde. Oui pourquoi pas, tant qu’à faire.
A l’annonce de cette vision manichéiste on ne peut s’empêcher de noter le manque flagrant de maturité dont souffrent la plupart des mangas. Et malheureusement Death Note n’y coupe pas non plus. Sous ces airs parfois profonds, sous ces dehors philosophiques ; Death Note n’est au final que l’histoire d’un garçon qui veut jouer à Dieu. L’animé est un « hubris » qui dure 37 épisodes. Et tout comme Adam et Ève ou les Androgynes chez Platon, ceux qui tentent d’égaler les dieux… Light aura plusieurs fois des doutes, des questionnements, mais ils sont là que pour faire joli, de simples questions de façade. Mais au final l’intériorité du personnage principal n’est quasiment pas découverte, on n’aura jamais de motivations précises, ni de changements de plans pourtant inhérents à la nature humaine instable. Les artistes aussi seraient-ils trop marqué par la culture confucéiste asiatique ? Car, alors que le sujet s’y prête parfaitement et que l’action n’est resserrée qu’autour d’une poignée de personnages, voire uniquement deux ; l’on n’a jamais droit à des expressions de l’intériorité, Kira et L se présentent à nous uniquement comme des machines à penser, drôlement douées, mais nullement des humains. On est bien loin de l’expression romantique de l’intériorité.

L, le seul pouvant tenir tête à Light
Le scénario démarre donc sur la découverte de ce cahier et de ces propriétés effrayantes. Pas étonnant, il vient tout droit du monde des dieux de la Mort. Chacun de ces dieux a un cahier et il arrive qu’il le laisse tomber dans le monde humain. Ce qui vient d’arriver avec le Death Note qu’a trouvé Light. Il va également se retrouver avec le dieu de la Mort qui va avec. Il s’appelle Ryuk, mange des pommes et ressemble à ce que pourrait imaginer un enfant de 12 ans à l’énonciation de l’idée de la Mort. Oui, Ryuk est donc grand, aux teintes noires, a des ailes, des dents pointues et de grands yeux ; bien entendu il est immortel. Les différents dieux de la Mort que nous verrons dans Death Note sont tous aussi affligeants de non-inspiration. Ils s’avèreraient presque être grotesques, des sortes d’épouvantails se voulant macabres.
Très vite l’histoire prend un nouveau tournant, qui tiendra jusqu’à la fin de la série. En effet la police se met à rechercher « Kira ». Les enquêteurs ont fini par remarquer la vague de morts qui s’abattait sur les criminels et comme tuer c’est mal il faut mettre celui qui s’amuse à ça derrière les barreaux. Cette lutte de la police contre « Kira » se résumera à la lutte entre Light Yagami et celui qui se fait appeler « L », tout simplement le meilleur détective au monde. Death Note est donc finalement plus régie par une intrigue policière qu’autre chose. Mais c’est cet aspect qui est l’occasion de voir les meilleurs aspects de Death Note.

Ryuk, un des dieux de la Mort.
En effet le combat entre L et Kira est tout bonnement très excitant sur le début. Un jeu intellectuel d’une rare intensité et scénarisé avec brio. Les Japonais sont très forts pour nous offrir ce genre de démonstration d’intellect (voir les énigmes de Detective Conan) et Death Note s’avère être un très bon cru sur ce point. C’est cette guerre psychologique, le conflit entre ces deux génies de la déduction qui est le principal attrait de l’animé. Et honnêtement, on y reste scotché jusqu’aux épisodes 12/13.
Et c’est là qu’un autre point faible de Death Note s’esquisse, malheureusement commun à nombre, si ce n’est tous, de mangas à succès. Je veux parler de leur allongement exponentiel totalement injustifiée, absurde, et finissant toujours par vous écœurer d’une série que vous adoriez au début. Et Death Note n’échappe pas au fléau qui a déjà touché Naruto, Detective Conan, Bleach ; et tant d’autres malheureusement (saluons Akira sur ce point pour ne pas s’être éternisé ; malheureusement la plus grande qualité d’un manga vient à être définie par l’absence d’un défaut…). C’est très simple, l’animé Death Note aurait dû s’arrêter aux épisodes 12/13, vraiment ! Pour peu que vous soyez réellement amateur, vers les épisodes 25/26 à la rigueur (et je suis vraiment généreux). Mais tout ce qui suit n’est qu’ajout grossier et irrespectueux de l’œuvre telle qu’elle nous captivait au départ. Death Note tombe dans une caricature de lui-même, les personnages se parodient et les scènes chocs se suivent à vitesse grand V dans un pâle palimpeste tentant de retenir le spectateur sous cette masse incohérente d’actions.
Le scénario tombe dans le grand n’importe quoi, le brio de la guerre intellectuelle du début est depuis longtemps effacé, on fait des sauts de plusieurs années dans le temps, enfin du grandiloquesque à outrance. La seule motivation qui pousse à continuer de regarder est l’insatiable curiosité, l’envie de savoir qui va finir par gagner dans le duel Kira/L. Enfin, en bref, un beau gâchis. Sûrement motivé par l’appât du gain facile… Saluons néanmoins le scénariste d’avoir évité la prolifération des personnages tout du long, même si l’intrigue s’avère essoufflée dès le premier tiers de la série, la sphère scénaristique ne s’étend jamais au-delà de quelques personnages, conservant ainsi une certaine tension dramatique appréciable.
Pour finir, l’animé est correct d’un point de vue esthétique mais sans plus. On n’a pas le droit à des scènes grandioses ou à des couleurs particulièrement inspirées. Death Note assure toujours un niveau moyen qui n’est jamais mauvais mais il manque cruellement de coups d’éclats. Quand on sort des dessins d’un « Princesse Mononoké » cela paraît assez fade. Néanmoins les « cadrages » sont dynamiques et les couleurs ainsi que la lumière sont plutôt bien employées, et face aux autres mangas animés il n’a aucune honte à avoir ; Naruto, Bleach et Detective Conan ne font jamais mieux.
L’aspect des personnages est assez caricatural, Kira et L ont les cheveux longs et quant aux deux filles principales qui côtoieront Light, elles n’ont rien non plus de franchement nouveau.
Quant à l’aspect sonore ; les voix françaises assurent un doublage honnête, même si l’on préfèrera bien davantage visionner en VOSTF. Les musiques sont assez redondantes mais plutôt bien exploitées, dommage d’avoir changé le générique pour cette ignoble soupe métal en plein cours de série…
Pour conclure, Death Note dénote agréablement des autres mangas de par son aspect guerre psychologique, c’est un véritable tournoi d’échecs que l’on suit, mené par les deux maîtres de la logique que sont Kira et L. Mais bien vite on s’aperçoit qu’il n’échappe aux principaux écueils du manga : le manque de maturité ainsi que l’allongement incompréhensible de l’intrigue. L’esclavage pourrait-on dire. Un animé digne d’intérêt jusqu’au premier tiers de la série, mais qui se perd ensuite malheureusement dans des méandres ininspirés.
Critique Cinéma : The Mist
by Kaelis on jan.31, 2010, under Cinema
Ce film, réalisé par Frank Darabont, est l’adaptation cinématographique de la nouvelle éponyme de Stephen King. Le casting comporte une quasi totalité d’inconnus mais le réalisateur avait fourni deux bons long-métrages : Les Évadés et la Ligne Verte ; qu’en est-il donc de “The Mist” ?

Et bien, ce qui vient de suite à l’esprit est : déprimant.
Tout le monde crève (excusez mon langage mais les morts sont tout aussi crues qu’un tel niveau de langue donc autant vous mettre au parfum), les scènes sont “chocs” et on nous montre bien tout (la caméra qui repasse 10 minutes après sur le cadavre d’un malchanceux coupé en deux, entre autres réjouissances).
Le scénario du film est plutôt simpliste, et tout à fait dans la veine des autres narrations de King ; un groupe de personnes se retrouvent isolé et doit faire face à un danger plus ou moins surnaturel (le même canevas que “Dreamcatcher”, du même auteur, ou encore Misery, Jessie, Marche ou Crève, et tant d’autres).
Pour le coup, c’est une brume plutôt spéciale qui s’abat sur une ville lacustre ; le “héros” et son fils sont pris au piège dans un magasin où un groupe de survivants s’organise. Oui de survivants car ils se passent des choses pas nettes dans la brume… Et durant tout le film les personnages vont affronter les différentes abominations qui la hantent, des bestioles peu ragoûtantes : énormes tentacules, mouches équipées d’un dard empoisonné, des araignées aux fils acides etc.

Mais en plus de ces agressions extérieures, la groupe du supermarché est rongé de l’intérieur par les discours venimeux d’une fanatique religieuse. Elle monte peu à peu la tête à son auditoire, justifiant les horreurs qui se déroulent en les interprétant comme des punitions de Dieu destinées à toute la société américaine vivant dans la luxure et la débauche.
C’est donc une tension perpétuelle, mais malheureusement trop régulière et unilatérale, qui sous-tend le film entier ; le danger semble être partout, tant la brume extérieure que les esprits embrumés des fanatiques qui se rallient peu à peu à la prophétesse illuminée, appelant à des sacrifices humains pour calmer la colère des dieux - je vous avais dit que c’était déprimant.
Quant au pourquoi du comment de tout cela, il ne révèle pas beaucoup de surprise et fait très cliché ; seule la fin est réellement surprenante.
Une fin osée, il est vrai que cela surprend un peu de voir un tel dénouement dans un film américain et il faut dire que ça fait du bien de voir qu’il sort des sentiers battus.
Mais à part cette ambiance plutôt inhabituelle, pessimiste au possible, je ne vois pas grand chose à tirer de ce film.

Les acteurs sont tout juste passables, techniquement c’est moyen : les plans de caméra sont conventionnels au possible, les effets spéciaux sont assez bof sans être non plus ridicules.
Au niveau de la musique là j’ai vraiment été déçu, il n’y en a presque pas et quand il y en a elle est très discrète et/ou de toute manière pas vraiment captivante. Le seul thème identifiable est une choeur plaintif, soutenant la dernière partie du film, donnant à l’ensemble un ton très tragique ; malheureusement peu transcendé à cause d’un travail artistique assez pauvre.
Artistiquement parlant c’est donc également passable, voire nul. A part un plan plutôt “impressionnant” (toutes proportions gardées) vers la fin du film, il n’y a rien qui accroche l’oeil. Les plans de caméra sont moyens, plats (les cadrages ne jouent pas assez sur la règle des tiers et sont en général peu dynamiques.) De plus aucune des actrices ne brillent par sa beauté ; ne riez pas c’est important pour un spectateur masculin que l’écran soit occupé par une jolie femme, voyez les deux actrices dans Mulholland Drive, de David Lynch, à elles seules elles justifient la qualité esthétique du film.

L'animation de ces monstres n'est pas très convaincante, c'est là où la bât blesse pour The Mist : les effets spéciaux teintés d'amateurisme qui accusent leur âge.
Globalement donc, le film ne m’a pas transmis beaucoup d’émotions, mis à part le dégoût face à une telle cohorte d’abominations scénaristiques, les personnages vont de mal en pis ; quand ils n’arrêtent pas de pouvoir aller purement et simplement.
La critique du fanatisme religieux est certes bien fichue, mais d’une ne parle pas vraiment à un français (je ne dis pas que ça n’existe pas ici, mais ça n’a pas la même ampleur qu’en Amérique conservatrice : Texas, Maine etc.), et de deux fait plutôt figure de bouche-trou scénaristique plutôt qu’une trame d’un réel intérêt narratif. Surtout que c’est sur ce seul élément que repose la montée de la tension à l’intérieur du magasin, une unique cause qui me paraît bien pauvre.
Enfin bref, ça se laisse regarder mais comme c’est vide artistiquement et techniquement ça ne se revisionne pas vraiment.
Critique : Terminator Renaissance
by Kaelis on juin.16, 2009, under Cinema
Critique : Terminator Renaissance
Terminator est de retour, après un troisième volet en demi-teinte.Christian Bale, le Batman de « The Dark Knight », saura t-il donner un nouvel élan à la série ?

Fini la traque des Connor, nous sommes maintenant plongés en pleine guerre de la résistance humaine contre les armées de machines contrôlées par Skynet. On a donc fait un bond en avant d’une quinzaine d’années après le moyen « Terminator 3 », une nouvelle période pour un nouveau départ de la série ?
Le film s’ouvre sur une scène qui annonce la couleur, on assiste à l’attaque d’une base de Skynet par les forces de la Résistance : effets spéciaux grandioses, explosions à tout-va et une déflagration atomique en guise de bouquet final, le tout dans un décor désertique du plus bel effet sur grand écran. Au milieu la bataille, un homme sort de la base des machines, qui est-il, qu’est t-il réellement ? Autant de questions qui tiendront le spectateur en haleine.
Le scénario s’installe en parallèle, John Connor (incarné par Christian Bale) découvre les plans d’une nouvelle série de Terminator, ce qui va précipiter la guerre humain/machines.
Ce nouveau Terminator touche sa cible. Dans la même lignée que Transformers, on assiste à une suite de scènes d’actions trépidantes articulées autour d’effets spéciaux plus vrais que natures et soutenues par une brochette de bons acteurs .
Le film s’installe dans une ambiance apocalyptique plutôt réussie, les humains luttent pour survivre, les machines traquent partout les survivants. Les décors appuient cette atmosphère de Jugement Dernier : villes dévastées, routes jonchées d’épaves et des terres désolées par les explosions nucléaires s’étalant à perte de vue.
On a enfin le droit d’admirer la guerre des machines dans toute sa splendeur, là où les précédents Terminators se contentaient d’y faire des références. Ainsi le film regorge de scènes d’actions dynamitées : assauts héliportés, course-poursuites contre des motos Terminator du plus bel effet ou encore cette scène de combat contre un immense robot –dans l’esprit Transformers – indestructible. Les machines sont plus vraies que natures grâce à des images de synthèse brillantes.

Les Motos Terminator, des machines desservant les meilleures scènes d'action de ce Terminator
Le scénario n’est pas en reste, se déroulant alternativement selon deux points de vue ; celui de John Connor et celui du mystérieux homme sorti de la base au début du film. L’issue du combat semble toujours incertaine grâce à de multiples rebondissements ; Skynet capture des humains à d’occultes fins, la Résistance découvre un moyen de rendre inopérantes les machines grâce à un émetteur à ondes courtes, le QG de la Résistance est menacé. Autant de péripéties qui empêchent la tension de baisser et entraîne le spectateur au fil des scènes. Et effectivement, l’intensité ne faiblit pas une seule fois jusqu’à l’affrontement final, qui rappellera les combats désespérés des précédents Terminator.
Les acteurs sont convaincants ; Christian Bale est encore meilleur que dans The Dark Knigt, grâce à un rôle plus « humain ». Sam Worthington campe le second rôle d’action efficacement, accompagné d’Anton Yelchin et de Moon Bloodgood, des acteurs peu connus mais livrant une bonne prestation.
Dans tout cela, la musique du film remplit son office mais ne marquera personne. Citons l’apparition de deux morceaux des Gun’s N’Roses.
Ce quatrième Terminator marque donc un nouveau départ dans la série, et nul doute qu’une suite est en gestation au vu de la fin ouverte de ce film. Une action effrénée, des machines parfaitement rendues à l’écran et un scénario solide font de Terminator Renaissance un futur blockbuster dans la lignée de Transformers. Reste qu’il ne faut pas s’attendre à plus, cela reste un divertissement grand public qui n’amène aucune réflexion, mais c’est bien ce qu’on demande à ce genre de long-métrage.